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Le grenelle de l'environnement
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Les produits phytopharmaceutiques : une contribution essentielle pour l’agriculture française
Des produits utiles

Les produits de protection des plantes permettent de protéger les cultures des multiples agresseurs qui entravent leur développement normal (champignons, mauvaises herbes, insectes etc.). Leurs utilisations permettent d’assurer une production régulière, tant en quantité qu’en qualité, contribuant à une alimentation variée et équilibrée, à un prix accessible au plus grand nombre. La remise en cause de l’importance des produits phytopharmaceutiques dans notre agriculture impacterait l’offre de fruits, légumes et céréales, dans un contexte de sous-consommation de produits frais par la population. Par ailleurs, les produits de protection des plantes garantissent la qualité sanitaire de la production en luttant par exemple contre les champignons, qui, à l’origine des mycotoxines, peuvent rendre la récolte impropre à la consommationrécises.
Une évaluation très rigoureuse

Les produits phytopharmaceutiques font l’objet d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée au terme d’un processus d’évaluation rigoureux, suivant des normes internationalement validées. L’encadrement réglementaire (directive européenne 91/414/CE, en cours de révision) est devenu de plus en plus exigeant au fil des avancées scientifiques.

En France, l’AMM est délivrée par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche à l’issue d’une évaluation des bénéfices et risques réalisée par l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) tant au niveau de la santé publique (utilisateurs, consommateurs, populations à risque comme les enfants et les femmes enceintes) que de l’environnement (faune, flore, eau sol, air).

Près de 300 études, soit 10 ans de recherche et 200 millions d’euros d’investissement sont nécessaires avant la mise sur le marché d’un produit ;seule une molécule sur 150 000 synthétisées parvient au terme de ce parcours.

Une source d’innovation et de progrès

Les entreprises membres de l’UIPP investissent chaque année 10 % de leur chiffre d’affaires en recherche et développement pour apporter aux producteurs des solutions nouvelles, en intégrant les critères d’efficacité, de respect de l’homme et de l’environnement.

Entre 1950 et 2000 les doses moyennes de pesticides utilisées à l’hectare ont diminué, passant en moyenne de 1,3 kg à moins de 150 g/ha. En moyenne, les doses ont été divisées par plus de 9 en 50 ans.

Une utilisation responsable

Aujourd’hui, l’utilisation des produits de protection des plantes est raisonnée (de 120 000 tonnes vendues en 1999, on est passé à 72 000 tonnes en 2006). Ceci est notamment du au raisonnement des traitements, grâce aux conseils, aux outils d’aide à la décision, à une meilleure prise en compte de la biologie des ravageurs et du climat, à l’optimisation des techniques d’application. Les produits commercialisés font l’objet d’un étiquetage rigoureux pour une utilisation à bon escient, avec des précautions d’emploi précises.
L’UIPP : des entreprises responsables, engagées dans le développement durable

Les entreprises adhérentes à l’UIPP s’engagent depuis longtemps en faveur d’une agriculture durable, respectueuse de la santé et de l’environnement. Preuve de leur engagement, les professionnels de la protection des plantes ont mis en place depuis longtemps des actions afin de préserver l’environnement.
 
 
ADIVALOR : objectif 70 % de collecte des emballages vides l’horizon 2010
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ADIVALOR, filière nationale de gestion des déchets phytopharmaceutiques professionnels, a été créée en 2001 à l’initiative de l’UIPP. En partenariat avec les acteurs de la filière agricole, le réseau ADIVALOR, s’engage au-delà des obligations légales en la matière. Il collecte des déchets, produits non utilisables et emballages vides, afin de les traiter de manière optimale et soucieuse de l’environnement. Les déchets des agriculteurs, des professionnels des espaces verts ou des collectivités sont ainsi éliminés dans des conditions sûres et pérennes. En 2006, le taux de collecte des emballages vides s’élevait à 55%. L’objectif est d’atteindre 70%.

Dans le cadre du programme d’élimination des stocks de produits non utilisables, ADIVALOR a également contribué à la collecte de 8200 tonnes de déchets entre 2002 et 2006, soit plus de 80% du gisement historique.
 
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La restauration des milieux aquatiques, une réalité

En France :
Depuis neuf ans, l’UIPP est un partenaire technique, scientifique et financier du suivi expérimental du Bassin Versant de la Fontaine du Theil (Ille-et-Vilaine). Concrètement, les actions ont porté sur des modifications des pratiques culturales et sur l’aménagement de l’espace cultivé. Le parc de pulvérisateurs a également été largement contrôlé.

Des talus, des haies, des zones tampons évitant les ruissellements ou les infiltrations trop rapides ont été mis en place dans les champs. Bilan : les prélèvements effectués dans le ruisseau de la Fontaine du Theil montrent une diminution des produits détectés dans les échantillons, qui sont passés de 22% en 1999 à 5% en 2006. Cette expérience positive mériterait d’être étendue à l’ensemble des bassins versants français.
  Dans l’Union européenne :

L’UIPP est également impliquée dans le projet européen de prévention des pollutions ponctuelles (Train operators to prevent point sources -TOPPS). Financé par Life–Environnement et l’ECPA (European Crop Protection Association), TOPPS est coordonné en France par ARVALIS Institut du Végétal, et le CEMAGREF. L’objectif est d’harmoniser les messages en matière de pollutions ponctuelles à travers l’Europe et de former conseillers et agriculteurs aux bonnes pratiques de prévention. En France, cette initiative fait l’objet d’une expérimentation au niveau du Bassin Versant de l’Yser.
 
L’École des Bonnes Pratiques : dÉjÀ plus de 4000 agriculteurs formÉs
Les bonnes pratiques phytopharmaceutiques sont au cœur des actions de l’UIPP, qui souhaite faire partager son expertise en la matière. L’École des Bonnes Pratiques forme des producteurs et des techniciens à la mise en œuvre adaptée des produits dans le respect de la santé et de l’environnement.

Initié en 2005, le dispositif a déjà permis de former plus de 4000 personnes. L’objectif est de former le plus rapidement possible 30 000 agriculteurs par an. Un dispositif pérenne est à l’étude avec une implication plus forte des chambres d’agriculture, des représentants des agriculteurs, de la Mutalité Sociale Agricole, de la distribution et des ministères concernés.

Ces formations s’inscrivent parfaitement dans le cadre des différentes initiatives gouvernementales : Plan interministériel de réduction des risques liés aux pesticides, Plan national santé environnement, utilisation durable des pesticides etc.
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www.info-pesticides.org Union des Industries de la Protection des Plantes